le décor

creation scenographie : Patrice Monnerie - Florence Dupeu
creation costumes : Patrice Monnerie
maquettes realisees en aout/octobre 2000 et janvier 2001
nvier

Juin 2000, Notes de scenographie...

Aout 2000, L¹intention du decor...

Octobre 2000, a propos du decor...

Octobre 2000, a propos des costumes...

Janvier 2001...

Les maquettes, decor et costumes...

Juin 2000, Notes de scenographie...
La théatralite d¹un salon littéraire Un espace intime de 5 m x5 m évoquant un salon littéraire meublé en style 18eme. Les meubles de ce salon servent la correspondance : secrétaire-tombeau, ottomane pour la séduction (présence dans l¹¦uvre), fauteuil (indiscret) permettant des jeux d¹écoute ou de voyeurisme. Le sol est un plancher peint en trompe-l¹¦il représentant un échiquier effacé partiellement dont les cases sombres prennent la teinte du sang séché. Par trois côtés, le plancher est entouré de mâts de bois entre lesquels sont tendus six pans de draps blanc cassé, s¹ouvrant et se fermant à volonté. Autant de surfaces pour évoquer les lettres et qui prendront au fil de la représentation des traces évoquatrices des passions en jeu, encre, larmes, sangŠ Aprés avoir permis la projection d¹ombres, l¹apparition ou disparition de scènes théâtralisées, des circulations et des présences lointaines, ces draps disparaîtront. Le décor aura alors vers la fin du spectacle l¹aspect d¹un squelette, image d¹un destin tragique. Dans ce salon ne restera qu¹un goût de désastre digne d¹un esquif à l¹abandon - la révolution n¹est pas loin. Ce salon littéraire s¹ouvre à chaque instant vers un lieu théâtral tel qu¹il se déclinait à l¹époque. Ceci par la présence d¹une rampe et de lustres de chandelles sur l¹aire de jeu et dans le public, public alors voyeur, témoin juré de l¹histoire (Des comédiens viendront s¹y installer durant les scènes théâtralisées de certaines lettres). Les costumes d¹époque envahiront cet espace restreint. Ils seront traités de façon à subir une évolution durant la représentation. D¹abord de couleurs marquées sur les couches supérieures, les teintes se délaveront juqu¹à ressembler aux draps-lettres du décor, porteurs eux aussi d¹autres traces de vécu. Cette subtilisation de l¹éclat sera facilité par le respect de la temporalité de l¹¦uvre qui commence en Août pour finir en Janvier.
Florence Dupeu

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Aout 2000, L¹intention du decor…
Un espace restreint (6x6m) sur un plateau en bois (damier) cerné de mats supportant des voiles (lettres). Le tout manipulé, combine à l'infini, l'espace de jeu. 3 lustres y marquent l'image du 18eme. Des assises bâchées (lettres) composables à souhait en fauteuils, ottomanes, indiscretsŠ (meubles du 18eme). Les personnages vont y évoluer et le décor sera tout à la fois, le salon littéraire, les lieux des protagonistes, le secrétaire où l'on cache et découvre les lettresŠ le théâtre où se livre le drame. Progressivement, le décor va se dénuder pour donner "à découvert" l'armature du théâtre actuel (projecteurs, mâts, plancherŠ) et l'idée d'une révolution proche.
Patrice Monnerie

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Octobre 2000, a propos du decorŠ
Tout comme les lettres du recueil dévoilent au lecteur leurs dangers les unes après les autres, l¹espace scènique se livrera au public secret par secret. Espace de jeu sensible par ses matières et machiavélique par ses transformations, il sera capable de rendre le spectateur tantôt voyeur et maître, tantôt victime de ses illusions. La scène (6 x 6 m) se livre d¹abord comme un espace intime, un salon littéraire aux évocations du 18eme siècle : des assises bâchées composables à souhait en fauteuils, ottomanes, indiscrets, un plancher de bois cerné de tentures blanches, des lustres à bougies. Un salon aux allures de ³théâtre au château², tel qu¹il se pratiquait du temps de l¹aristocratie. Chaleur des matières, respectabilité d¹un lieu du passé. Et puis, peu à peu, les spectateurs découvrirontŠ Š que ce plancher laisse transparaître les traces d¹un damier pourpre et qu¹en son sein sont cachées des lettres, immense secrétaire, serviteur de la tragédie, Š que ces meubles bâchés prennent sous certains éclairages l¹expression de corps lascifs - en échos aux décors des chambres peintes par Fragonard. Qu¹ils semblent parfois s¹être composés d¹eux-mêmes en ³indiscret² ou ³boudeuse² pour provoquer les situations les plus troubles. Š que les tentures sont autant de pages blanches (un tissu au froissement de papier) sur lequelles se déposent les nouvelles traces du drame. Qu¹elles peuvent à tout moment se déployer et ainsi recomposer l¹espace de jeu, brasser les protagonistes, leur proposer de nouvelles perspectives, déstabiliser la vision des spectateurs. Pour enfin tomber. Disparaître. Alors, l¹aire de jeu n¹est plus qu¹un squelette. les mâts qui retenaient ces tentures se dressent, bras décharnés, tendus, rigides. Radeau plus que salon, un plateau mis à nu où s¹exposent de nouvelles ³lumières². L¹armée des projecteurs qui guettaient dans l¹ombre foudroie de vide.
Patrice Monnerie-Florence Dupeu

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Octobre 2000, a propos des costumesŠ
En trois couches successives, les costumes représenteront dans des matières brutes et neutres, l'architecture et les volumes des vêtements du 18eme. Dessus seront réincrustés des bribes de tissus, des traces d'imprimés, de couleurs, de matières comme une sorte de reconstitution archéologique afin de signifier l'époque et de différencier les principaux personnages. L'intrigue sera dévoilée dans la mise en scène en enlevant progressivement les trois couches de vêtements. Les tenues seront réalisées de façon brute, comme des toiles de patron (solides, portables et jouables). Les incrustations seront reconstituées par la teinture, la peinture de motifs 18eme, sur des matiéres ³plus précieuses². Les comédiens ne seront pas habillés de pied en cape "total look" reconstitution 18eme afin de bien préserver l'idée des restes d'une époque et de la trace des personnages dans l'histoire racontée par les lettres. L'imagination doit être laissée au spectateur comme lors de la découverte du texte par le lecteur.
Patrice Monnerie.

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Janvier 2001…
Progressivement, au travers des rencontres de scènographie, costumes et mise en scène, un matériau s¹est imposé : le papier. Il nous fallait bâtir le décor dans l¹illusion des pages, habiller les personnages des traces parcheminées du 18 eme siécle. Le décor est devenu cet espace suggéré par ces lettres qui se tournent, se plient, s¹envolent, structurant tantôt un Paris aristocratique, tantôt une campagne de villégiature, tantôt une chambre, tantôt un couventŠ Chaque lieu se dévoilant au gré des feuilles que tournent les comédiens. Une couleur neutre et poudrée, comme une page blanche où le spectateur suit l¹intrigue et le drame qui se joue sur cet échiquier. Comme l¹écriture, la peinture est devenue la trace sur des costumes bâtis de coupes et de pliages. Les riches imprimés du 18 eme se sont insinués par bribes sur du papier blanc pour incarner chaque protagoniste. Les robes, les ³justaucorps², ³pet-en-l¹air², et autres atours sont devenus lettres que l¹on froisse ponctuant par leur bruit, l¹histoire qui y est écrite. Les personnages s¹y dévoilent et se déshabillent comme un billet que l¹on jette, une feuille que l¹on déchire. L¹art de l¹éphémère nous permettait donc de conserver un instant les traces de ce roman épistolaire.
Patrice Monnerie.

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les maquettes - le decor - la coupe - la decoration - les essayages - le spectacle
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